LE SAVIEZ-VOUS ? : suite...
|
![]() |
cliquer pour visionner FR3/Thalassa En juin 1967, a eu lieu l'ouverture du téléscaphe de Marseille-Callelongue qui a permis à 31 000 personnes de faire leur baptême de plongée. Célèbre, il fut même l'objet de la première émission de télévision en mondovision. Actuellement, seuls quelques vestiges rouillés témoignent encore de cette période. Ne soyez pas étonné si vous ne trouvez pas le mot "téléscaphe" dans votre dictionnaire : c'est la contraction de télésiège et de bathyscaphe. (Christian R. mars 2005) |
||
![]() |
|||
![]() | ![]() |
||
| Départ vers les Croisettes | Retour vers Callelongue | ||
7 juin 1903 - 12h10 - naufrage du "Liban"
|
Le requin des croisettesCe que les non-initiés ignorent, c'est que les hauts-fonds qui sont au large de Marseille, vers les îles, comme Riou la majestueuse, se peuplent de requins lorsque le mistral, soufflant plus de cinq jours d'affilée, a chassé toute l'eau chaude vers le large.Alors les eaux froides des fonds plus importants prennent leur place, entraînant avec elles tout leur écosystème. Puis ces eaux se réchauffent, assez vite, et, incommodés par ce réchauffement de température, les hôtes de ces eaux benthiques regagnent leur habitat naturel, filent vers le large. Les rencontres intempestives restent rares, car lorsque le mistral a soufflé pendant autant de jours, les eaux sont glaciales, et découragent les baigneurs, mais pas les professionnels, qui ont parfois maille à partir avec des animaux de forte taille. Dans ces années cinquante, Roger POULAIN, "Tarzan" pour les marseillais, qui habite toujours aux Goudes, se fait dévorer une palme à cinquante mètres de fond, près de l'îlot du Planier. Le requin saisit Roger et le secoue, pour mieux cisailler les cinq centimètres d'épaisseur du caoutchouc de cette palme Cressi. La découpe est nette comme un coup de rasoir, au ras des orteils. Philosophe, Poulain commente, à son retour à terre : - Eh bien, il voulait me manger le pied et il n'aura eu qu'un morceau de chewing-gum ! PETIT capturera plusieurs requins ces années-là, dont deux bêtes étranges et assez rares, deux "requins-renards", très reconnaissables dans les pages illustrées des dictionnaires : leur caudale est aussi longue que leur corps. Ces requins-là se sont jetés sur des poissons pris dans des filets et, ayant avalé leur proie, n'ont su se dégager du filet lui-même. PETIT plonge et passe un noeud coulant autour de la queue des deux animaux (le plus grand faisait trois mètres de long). La remontée des bêtes semble ne pas poser de problème, à condition de se tenir à distance suffisante des mâchoires. Les dents des requins renards sont comparables à celles de leurs homologues de la Mer Rouge, que PETIT côtoiera des années plus tard. Mais chez cette bête, le danger, c'est la queue, immense faux d'un mètre cinquante, comparable à une règle plate sur laquelle on aurait collé, pliée, une feuille de papier de verre. Celle-ci fouette l'air et ouvre le mollet du pêcheur : Points de suture. Ainsi, dans ce bout du monde aux portes de Marseille, dont les citadins ignorent l'existence (à cette époque Croisette ne possède ni l'eau, ni l'électricité) pêcheurs et plongeurs se rendent mutuellement service. Grâce aux seconds, les premiers sauvent leurs précieux filets, quand ceux-ci par exemple son pris dans une épave. En retour les pêcheurs signalent aux plongeurs les fonds sur lesquels, en calant leurs filets ils ont ramené quelque débris d'amphore
|
Le calvaire Legré
|
L'oratoire Favro
|
Usine de l'Escalette
L' usine de l'Escalette est créée en 1851, par M. Meynier, pour traiter le plomb,
le cuivre, et l'argent. C'est à cette époque que l'Industrie se développe
à Marseille.L'usine est bâtie en pierres de taille, et en briques. De longues cheminées rampantes (conduits de cheminées) sont construites parfois sur une longueur de 500 m, pour évacuer les fumées nocives. Tous les deux ou trois ans, ces conduits étaient en quelques sortes ramonés pour récupérer les particules de métal mêlées au dépôt charbonneux, qui étaient ensuite recyclées; Un système astucieux de godets roulant par traction sur des rails, permettait de transférer les cargaisons de minerais depuis le Petit Port jusqu'à l'usine située plus haut (1). A l'époque le Petit Port était une Calanque.
Le plomb était amené jusqu'aux Goudes où se trouvait la douane, ensuite les
lingots contrôlés et estampillés repartaient en péniche vers le Vieux Port.
Plusieurs propriétaires se sont succédés :(2) Les Frères Rodriguez-Ely,
Pennaroya, et la Société de l'Escalette. L'activité de l' usine cesse en 1925.
C'est la seule usine de Plomb encore en bon état.Cette dernière est convoitée, normalement elle devrait être classée Monument Historique Industriel, et devenir un musée. (1) (2) : Extrait Revue Marseille "113 quartiers". (Yvette MC. avril 2005) |
Plage de la calanque de Samena
|
Copyright "les portes des calanques" tous droits réservés